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  • Maurice Coton

Dieu qu'elle est belle


Depuis que j'ai ouvert ce blog où je poste et commente chaque semaine un nouveau poème qui se trouve déjà, ou pas encore, dans mon site internet, je me suis étonné que n'y figure pas encore ce que l'on appelle un poème d'amour, quand bien même, comme je l'ai récemment suggéré, chaque poème déclare un amour. Comme on dit de l'art pour l'art, le thème de l'amour pour l'amour, à la source même de la poésie, reste le "sismographe" de cet étonnant objet vivant qu'incarne le poème et qui indique, aux yeux de chacun d'entre nous dans notre marche en avant, le sens de la beauté. Le poème suivant en illustre l'étendue infinie des paysages.


DIEU QU'ELLE EST BELLE


Les gens mon amour

Qui nous disent

Il ne faut pas

Faire de faux pas

Croient au fond

Qu'ils n'en font pas

Moi quand je marche

Je trébuche

Sur la bûche

Qui brûle en moi

Comme s'avancent

Vers l'inconnu

Les gens de l'avant

Qui m'appellent à eux

Cher monsieur

Ne croyez pas

Au nombre je

Au nombre tu

Au nombre il

Ou nombre elle

Mon amour ces gens

Ils ne savent pas

Que je suis relié à toi

Au fil des mots

Au fil des jours

Qui ne comptent pas

Et rendent enfin

Notre amour infini

Jusque dans la tombe

En forme d'oiseau

Qui annule le sens

Qui reviendra bientôt

Raccorder nos ailes

Au grand large

Du vent



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© 2018  Sandre Wambeke