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  • Maurice Coton

Les irremplaçables

Quelles relations ou correspondances entre le poème précédent, "N'est poète que celui qui le désire", écrit au début des années 1970, et les deux poèmes du mois d'octobre 2019 qui suivent ? A mon corps défendant, comme en me protégeant presque d'en être l'auteur, j'expliquerais qu'ils dressent tous les trois un portait final de moi-même dans un temps indéterminé, peut-être celui de la poésie qui coule dans mes veines. Non pas vingt-quatre heures par jour, mais chaque fois que je m'empare d'un bout de papier pour griffonner et polir quelques vers. Dans ce sens, j'ose me servir d'expressions équivoques, comme "Les irremplaçables" et "Qui suis-je", pour me confondre avec mon époque, sans pour autant m'y laisser prendre.

LES IRREMPLAÇABLES


Cerbères qui trépassèrent

Serviteurs écervelés

Certains en cercles serrés

Cernés par des adversaires

Émissaires de faussaires

Tous leurs viscères macèrent

En concerts de serpillières

Qui observent l’heure acerbe

Où s’érigent leurs cercueils


*

QUI SUIS-JE


Adieu tout ce qui m’oblige

Je ne dirai plus qu'y puis-je

Pour m’affranchir des litiges

Je n’irai pas plus loin dis-je

Que l’horizon qui se fige

Lorsque mes cils sur leurs tiges

Voient mille ciels de prestige

Sans critiquer qu’on exige

D'obéir à qui dirige



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