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  • Photo du rédacteurMaurice Coton

Ludmilia

Certains articles de journaux qui relatent un morceau de vie n'hésitent pas à modifier les prénoms des gens pour les protéger des ennuis. Ce n'est pas le cas dans le poème Ludmilia, mais en même temps cela conduit au même résultat. Cette Ludmilia n'a existé que dans mon imagination. J'aimerais la mettre en lumière et la protéger pour ce qu'elle ose affronter : laisser faire la nature pour ne plus jouer la comédie. Ce désir n'est pas plus insensé que toute tentative de définition de la poésie.

LUDMILIA


Elle s’était approchée de lui

Puis blottie sur sa poitrine

Donnait l’impression que tout était apaisé

Qu’elle lui était même soumise

Lui appartenait à cet instant entièrement

Et pourtant non on sentait encore

Que cette position dissimulait un sentiment indicible

Oh qui n’était sans doute pas un détachement

Ni la volonté de mieux reconquérir une liberté

Dès que l’occasion se représenterait

Mais plutôt une tendance à la vacation

Et à l’abandon de soi pour quelqu’un d’autre

Qui ne ressemblait pas à cette possibilité d’amour

Délivrée aux êtres de laisser faire la nature

Et qui serait une façon de ne plus jouer la comédie

De ne plus jamais demander de protection

Dans l’attente d’un repos sans effet

Et d’une pause entre des rêves de pardon




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