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  • Maurice Coton

Mon frère de couleur


Si le message du poème précédent parlait de la "première personne", en terminant la démonstration par une déclaration d'amour, celui d'aujourd'hui, si je réfléchis bien, lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Pourtant pourquoi tant de personnes se détournent de la poésie sous prétexte qu'elle crée des obstacles difficiles à franchir ? Le poème "Mon frère de couleur", écrit en novembre 2002, se bat à sa manière contre les murs qu'ils dressent entre les êtres humains. Mais qui "ils" ? Pas les poètes, je vous le jure, qui aiment la première personne, singulière ou plurielle.

MON FRÈRE DE COULEUR


Et si demain ils te chassent

Regarde-toi dans la glace

Rien ne distingue les races

Sinon la vie qui harasse


Sinon la mort qui terrasse

Tu trouves ça dégueulasse

Leurs insultes les plus basses

Dont ils préparent leurs crasses


Remets-les tous à leur place

Montre que tu es vorace

S’il te plaît non mais de grâce

Ne dis pas que tu t’effaces


Ne te fonds pas dans la masse

C’est toi qui as de la classe

Toi qui laisseras des traces

Allons viens que l’on s’embrasse

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