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  • Maurice Coton

Que ces seconds rôles

Je ne serais pas étonné, si jamais je perdais tels ou tels de mes mots les plus chers, de les retrouver sur les traces d’un passé réinventé. L’on pourra tout m’y reprocher, sauf d’avoir négligé les seconds rôles. Parmi ceux-ci, je placerai les néologismes. Que de mots imaginaires j’ai créés pour explorer de nouvelles pistes ! Les vers suivants sont extraits du long Hypoème d’amour que l’on peut découvrir dans ce site internet, à l’exclusion de la strophe 26 qui a échappé à ma vigilance. Acte manqué ou pas, y a-t-il eu de ma part comme un réflexe inconscient de protection à ne pas vouloir "aller tout droit à l’enferclement". Je l’ignore, mais il convient tout de même d’ajouter cette strophe 26 à l’Hypoème d’amour.


25 - ME VOICI CONVERTI


Me voici converti au culte de la supprimatie

N’importe laquelle puisqu’elle tutorise

A tout contreprendre de travers

A respectuer les herbustes

A ne détractuer que les amérites

Et compartimentuer les nerfs gigothiques

Qui servent de manuel de sorcellerie

Aux seconds rôles des romans d’espionnage

Si toutefois je tiens à en dépeindre un autre

Reconnu par un amour plus rusé que le mien

Condamné à hanter le bar de Petit Louis


26 – QUE CES SECONDS RÔLES


Que ces seconds rôles me désapprennent

A ne plus rien faire comme avant

A aller tout droit à l’enferclement

A rembobiner les essuicide-tout

A coller des pense-bêtes régalcitrants

Sur les vitrines des dépôts ventres mais pas

Des étriquettes dans le bar de Petit Louis

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