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  • Maurice Coton

Arcimboldo imaginaire

A la manière de nombreux noms propres qui deviennent des noms communs, l'on peut se demander pourquoi des noms d'artistes ne suivent pas ces exemples. Pour en choisir un, Arcimboldo pourrait pourtant facilement devenir un éponyme. Combien de visages rencontrés chaque jour ne nous donnent-ils pas soudain l'image d'un fruit ou d'un légume, voire d'un animal ? On qualifierait cette apparition d'"arcimboldo". Cela m'entraîne à penser que la poésie, qui est un acte gratuit de création, agit comme une dépossession. Le poème d'aujourd'hui se joue de cet artifice en tentant de réaliser des rapprochements entre des mots de végétaux et de parties du visage. Il écrit le portrait de l'arcimboldo imaginaire et emprunte donc le sens où les mots mènent partout.


ARCIMBOLDO IMAGINAIRE


Portrait tiré par les cheveux

D'Arcimboldo imaginaire

Un cou et une gorge en courge

Une bûche en guise de bouche

Un navet qui naît à son nez

Des oranges au lieu d'oreilles

Une gousse d'ail à chaque œil

Et au front des fonds d'artichaut

Vu que l'artiste était archi-chauve





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