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La Main courante

  • Photo du rédacteur: Maurice Coton
    Maurice Coton
  • 23 mai
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 mai

De dos une dame dans un couloir d'hôpital regarde par la fenêtre. Ces treize mots s'invitent dans ma vie. Ainsi passe - en secret - la poésie dans les établissements publics où souvent un registre, appelé main courante, permet aux usagers ou visiteurs de passage de laisser un témoignage dont le souvenir reste gravé. Ce jour-là, je n'ai pas cherché la main courante, je l'ai imaginée comme un reliquaire précieux où chacun poserait douze ou treize mots, qui se succéderaient les uns aux autres pour constituer un recueil de souvenirs grisants, cousins des cadavres exquis. Le poème "La Main courante" s'en fait juste l'écho, comme une comptine dédiée à Noa, qui vient de naître le 13 mai.


LA MAIN COURANTE

 

Combien sont-elles

Elles sont seules

Que cherchent-elles

La liberté

 

La trouvent-elles

Oui ma parole

En parlent-elles

Non pas encore

 

Et pourquoi donc

Parce que faut pas

Car elles craignent

Tous les faux pas

 

Est-ce la réponse

Je n’en sais qu’une

Dis-nous leur nom

Une autre fois

 

Mais qui sont-elles

Ce sont les suites

Rien que les suites

D’histoires vraies


Qui nous enchantent

Jusqu’en nos rêves

Nous dont la peur

Est terrassée

 

Par la beauté

Au débotté

Sans prévenir

Ni parvenir

 

A arrêter

Ou vite ou lent

La main courante

Dans son élan



 
 
 

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