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Un rêve oublié

  • Photo du rédacteur: Maurice Coton
    Maurice Coton
  • 7 juin
  • 1 min de lecture

Qu'il soit difficile de croire que nous venons tous d'une même souche n'ôte pas le désir de rechercher des ancêtres imaginaires. Une certitude au moins rassure une énorme tranche de l'humanité, celle de venir de nulle part. Que dis-je ! Tous ou presque nous venons de rêves éveillés d'ancêtres enclins à vivre des vies meilleures. La poésie sans aucun doute naît de cette aspiration universelle, mère des émotions et réconciliations. C'est ce que tentent de dévoiler le poème "Un rêve oublié" et sa stèle, qui projettent de recommencer l'histoire à l'envers, comme de porter tous un même nom.


UN RÊVE OUBLIÉ


S’il fallait tout recommencer, question qu’on ne pose qu’aux autres, je me détournerais bien vite d’une pareille voie. 

Que l’on m’accorde d’avoir sondé des paradis aussi peu libres qu’un grand amour : reflet de mon indépendance dans une captivité définitive !

Plutôt tout partager, comme nos ancêtres les gueux quand ils pliaient sous les octaves des tyrannies et que, çà et là, des têtes nourries de vastes espaces radieux penchaient d’un autre côté, consentaient à prendre le large. 

Ils refusaient stupeur, déclin, et l’horizon était leur porte et seule pensée. 

Les oiseaux étaient des dieux hospitaliers, les mers des énigmes soudaines ou des oracles de création, les étoiles des signaux, le symbole d’un ordre quelconque, et le feu un rêve oublié. 

Je recommencerais à l’envers, par défi, par réflexion, n’ayant réponse à rien.




 
 
 

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