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  • Maurice Coton

Les nomades

"S'il se vante, je l'abaisse,

S'il s'abaisse, je le vante ;

Et le contredis toujours,

Jusqu'à ce qu'il comprenne

Qu'il est un monstre incompréhensible."


Ecrite comme un poème, cette "pensée" magistrale de Pascal pourrait être à l'origine du poème "Les nomades". Il remonte au temps où je lisais ce philosophe et me passionnais pour sa recherche du sens, son sens du sens jusqu'à celui du non sens, et sa reconnaissance du vide comme ultime passage. Vers Dieu, certes, mais lequel ? "Elle existe cette belle découverte de passer près du vide sans le voir" ne dit pas autre chose. La piqûre de la poésie m'a ainsi rapproché et appris des monstres en général. Les nomades, à jamais irrécupérables et incompréhensibles en personnifient le sens. Aujourd'hui j'ai compris que les monstres n'existent pas, seulement dans les esprits. Je suis leurs pas pour mieux le dire à l'oasis.


LES NOMADES

Les regards qui se trompent

Découragent

Se dévoile alors l’idée du néant

Le contraire de ce qu’on trouve

Elle existe cette belle découverte

De passer près du vide sans le voir

Mais la formule idéale qui résume les autres

Reste en l’air

La nuit tombera sur elle

Avant qu’elle ait changé de nom ou d’oasis



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© 2018  Sandre Wambeke