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  • Maurice Coton

Merlin et merle deux

Dans son Eloge des oiseaux, le poète Giacomo Leopardi (1798-1837) dépeint les oiseaux comme, "par nature, les créatures les plus joyeuses du monde", chez qui "l'imagination atteint son plus haut degré de vivacité et de puissance". De là il perçoit une similitude avec la nature heureuse des enfants, pour l'agilité et la vivacité de leurs corps et de leurs âmes. Pareil à un enfant, je me suis trouvé dans ce même état d'esprit quand j'ai écrit le poème aux deux merles, Merlin et merle deux . En passant d'un mot à un autre, sinon, comme un merle, d'un son ou d'un sens à un autre, tout en circulant entre le monde réel et le monde virtuel, j'ai ainsi joué sur un clavier intérieur un air de dédoublement imaginaire, voire magique, comme sur la baguette enchantée d'une poésie nouvelle.


MERLIN ET MERLE DEUX

Sur le clavier du grand hêtre

Est-ce un vrai ou un faux merle

Est-ce le même ou un autre

Un réel ou un e-merle

Est-ce un jeune ou un ancêtre

Qui nous enchante à tue-tête

Nous émerveille à connaître

Jusqu’aux corbeilles d’emails

Le plus profond de nos êtres







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© 2018  Sandre Wambeke